HISTOIRE: MOUAMMAR KADHAFI (Lybie)
Mouammar Kadhafi, né le 19 juin 1942 à Syrte et
mort le 20 octobre 2011 près de Syrte, en Libye, aussi appelé « colonel Kadhafi
», est de facto le chef de l’État de la Libye depuis 1970, à la suite du coup
d’État du 1er septembre 1969.
Né,
selon sa propre légende, sous une tente bédouine dans le désert de Syrte le 7
juin 1942, Mouammar Kadhafi, fils de berger de la tribu des Kadhadfa, reçoit
une éducation religieuse rigoureuse avant d’entrer dans l’armée en 1965. Il a
27 ans quand il renverse le vieux roi Idriss le 1er septembre 1969, sans qu’une
goutte de sang ne soit versée
Officiellement, Kadhafi est désigné comme le
Guide de la grande révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire
et socialiste.
Al-Kadhafi est le plus jeune enfant d’une famille
de paysans bédouins. Il grandit dans la région désertique de Syrte, reçut une
éducation primaire traditionnelle et religieuse, puis suivit les cours de
l’école préparatoire de Sebha dans le Fezzan, de 1956 à 1961. Kadhafi et un
petit groupe d’amis qu’il rencontra dans cette école vinrent à former le noyau
d’un groupe de militants révolutionnaires ayant pour but de s’emparer du
pouvoir. Kadhafi s’inspira de Gamal Abdel Nasser, président de l’Égypte
voisine, qui se hissa au pouvoir en prônant l’unité arabe. En 1961, Kadhafi fut
exclu de Sebha à cause de son activisme politique.
En
1977, il proclame la « Jamahiriya », qu’il définit comme un
« Etat des masses » qui gouvernent par le biais de comités populaires
élus, et s’attribue le seul titre de « Guide de la révolution ». Son
pouvoir reste intact
Kadhafi étudia le droit à l’Université de Libye.
Il entra ensuite à l’Académie militaire de Benghazi en 1963, où il organisa
avec quelques militants un mouvement secret dans le but de renverser la
monarchie libyenne pro-occidentale. Après l’obtention de son diplôme en 1965,
il fut envoyé en Grande-Bretagne pour suivre un entraînement supplémentaire au
British Army Staff College, et revint en 1966 en tant qu’officier dans le corps
des transmissions.
Le 1er septembre 1969, à 27 ans, il mène avec un
groupe d’officiers un coup d’état contre le roi Idris al-Mahdi, alors que
celui-ci est en Turquie pour un traitement médical. Son neveu le Prince Hasan
as-Senussi devait s’installer sur le trône le 2 septembre 1969 lorsque
l’abdication du roi Idris annoncée le 4 août devait prendre effet. Dans la
journée du 1er septembre la monarchie est abolie, la république est proclamée,
et le Prince mis en prison.
En
2003, l’ex-paria s’ouvre à l’Occident. Il reconnaît la responsabilité de son
pays dans les attentats contre un avion américain au-dessus de Lockerbie, en
Ecosse (270 morts en 1988) et un avion français au Niger (170 morts en 1989),
et verse des indemnisations aux familles des victimes. Le 24 novembre 2004,
Jacques Chirac rend visite à Mouammar Kadhafi à Tripoli. Le président français
devient le premier chef d’Etat occidental à renouer des liens avec le Guide./
Kadhafi s’octroie l’avancement du grade de
capitaine au grade de colonel qu’il a gardé jusqu’à sa mort.
A propos de ce grade, insuffisant selon des
critères occidentaux pour diriger un pays et commander à son armée, il déclare
que la Libye est « gouvernée par son peuple », et que cela dispense le « guide»
de titres civils ou militaires particuliers. Cette démarche n’est pas nouvelle
et peut être rapprochée de celle d’un Gamal Abdel Nasser qui garde le titre de
colonel quand il prend le pouvoir en Égypte, tandis que Jerry Rawlings, ex
président du Ghana, n’a conservé que son grade de flight lieutenant.
Le 24
juillet 2007, la Libye accepte l’extradition vers leur pays d’origine des cinq
infirmières bulgares condamnées à mort, puis à la prison à vie. Suspectées
d’avoir participées à la contamination de près de 400 enfants par le virus du
sida à l’hôpital de Benghazi, elles ont été graciées dès leur arrivée à Sofia.
La France et particulièrement la première dame Cécilia Sarkozy s’est largement
investie dans le processus de médiation. Nicolas Sarkozy se rend sur place à
l’automne
Ayant pris le pouvoir à Tripoli lors d’un coup
d’État le 1er septembre 1969, il prône à ses débuts le passage à un socialisme
d’État teinté de panarabisme. Il nationalise certaines entreprises (notamment
celles détenues par des ressortissants italiens). En 1977, il déclare la «
révolution du peuple » : il change le nom du pays de République arabe libyenne en
Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste et met en place des « comités
révolutionnaires ». Le multipartisme demeure interdit en Libye.
Il oblige les États-Unis d’Amérique à évacuer
leur bases militaires dont Wheelus Airfield. En septembre 1970, à l’aide de son
ami et conseiller Abdessalam Jalloud il réussit à imposer pour la première fois
une augmentation du prix du baril de pétrole, ouvrant la voie aux autres pays
producteurs de pétrole.
Séducteur,
il apprécie la compagnie féminine. Entouré souvent par des femmes en tenue de
soldat, ses « amazones », il se nourrit frugalement, notamment de
lait de chamelle. Personnage théâtral, il se singularise par des actes et des
propos qui ont amusé le monde, distribuant les affronts à ses pairs arabes ou
émettant des théories très personnelles sur l’histoire et les hommes. Ses
gardes du corps rapprochés étaient toutes des femmes choisies pour leur
beauté,et entrainées dans tous les arts martiaux,par les meilleurs
instructeurs.
Par représailles, au cours des années 1980, son
régime est mis au ban de la communauté internationale également à cause de son
soutien supposé à de nombreuses rébellions dans le monde et de ses implications
supposées dans plusieurs actes terroristes : attentat dans une discothèque berlinoise
fréquentée par des militaires américains en 1986, attentat de Lockerbie en
Écosse contre un avion de ligne civil américain qui explose en plein vol en
1988 (270 morts), bien que l’implication réelle de la Libye dans cet attentat
soit de plus en plus douteuse, ou encore attentat contre un avion français, le
Vol 772 UTA reliant Brazzaville à Paris en 1989 (170 morts).
Le 15 avril 1986, Ronald Reagan ordonne un raid
de bombardement (opération El Dorado Canyon) contre Tripoli et Benghazi. 45
militaires et fonctionnaires sont tués, ainsi que 15 civils, dont une fille
adoptive de Khadafi, Hannah. Ce raid de représailles faisait suite à
l’interception d’un message de l’ambassade libyenne à Berlin-Est suggérant
l’implication du gouvernement libyen dans l’attentat à la bombe du 5 avril dans
une discothèque de Berlin-Ouest, où un militaire américain avait été tué. Le
colonel Kadhafi est blessé lors du bombardement de sa résidence.
À partir du milieu des années 1990, Kadhafi œuvre
pour que son pays retrouve une place moins inconfortable d’un point de vue
diplomatique. Ainsi en 1999, les agents des services secrets suspectés de
l’Attentat de Lockerbie sont livrés à la Justice écossaise, ce qui provoque la
suspension des sanctions de l’ONU envers le pays et le rétablissement des
relations diplomatiques avec le Royaume-Uni.
Par la suite, en 2003, la Libye reconnaît
officiellement « la responsabilité de ses officiers » dans l’Attentat de
Lockerbie — ainsi que dans celui du Vol 772 UTA — et paie une indemnité de 2,16
milliards de dollars aux familles des 270 Pan Am victimes, ce qui a pour
conséquence la levée définitive des sanctions de l’ONU et (partiellement) des
États-Unis à son encontre.
En
contre-partie de la libération des infirmières, Nicolas Sarkozy accepte que le
Guide libyen séjourne en France en décembre 2007, à l’occasion d’une tournée en
Europe. Un séjour polémique : l’accueil du chef d’un Etat libyen où les droits
de l’Homme ne sont pas toujours respectés provoque l’indignation de
l’opposition ainsi que d’une partie de la majorité de Nicolas Sarkozy -et
notamment Rama Yade, alors secrétaire d’Etat chargée des droits de l’Homme.
Mais entre eux,les Illuminati se comprennent bien!/
En parallèle, le président Kadhafi entame des
négociations diplomatiques, pendant toute l’année 2003, entre responsables
libyens, britanniques et américains, et annonce en décembre de la même année
qu’il renonce officiellement à son programme d’armes de destruction massive.
Enfin, en mars 2004, il signe le protocole additionnel du Traité de
non-prolifération nucléaire (TNP).
Il instaure par ailleurs une politique
d’assouplissement de la réglementation libyenne en matière économique
permettant l’ouverture du marché local aux entreprises internationales, ce qui
aide à la survie du régime. Il parvient par là même à se rapprocher des
puissances occidentales et particulièrement de certains pays européens, comme
le Royaume-Uni, la France, l’Espagne et l’Italie. Ainsi, le président Kadhafi
déclare désormais qu’il entend jouer un rôle majeur dans la pacification du
monde et la création d’un Moyen-Orient sans armes de destruction massive.
De 1999 à 2007, l’affaire des infirmières
bulgares, jugées pour la contamination d’enfants libyens par le virus du Sida,
sera utilisée à des fins politiques par Kadhafi et fortement médiatisée à
travers le monde.
Le
numéro un libyen se lance quelques années plus tard dans une politique de
réconciliation avec l’Italie. Il arrive le mercredi 10 juin 2009 à Rome pour
une visite que le gouvernement italien qualifie « d’historique ».
Rome et Tripoli devraient ainsi définitivement solder les comptes de la
décolonisation. L’Italie verse des dédommagements, en contrepartie la Libye
s’engage à mieux contrôler l’immigration clandestine au départ de ses côtes.
Il a écrit le Livre vert, en référence au Petit
Livre rouge écrit par Mao Zedong, dans lequel il explique de manière succincte
ses solutions aux problèmes posés par la démocratie et l’économie. Il y fait
l’apologie de la démocratie directe.
Khadafi est aussi considéré comme progressiste
dans le monde musulman concernant la question féminine. Il entretient une garde
personnelle constituée exclusivement de femmes, ses « amazones ». Certains
progrès existent tels que la condamnation des mariages arrangés et la
possibilité d’accéder à l’éducation pour les femmes.
Kadhafi tente de convaincre les dirigeants des
autres pays de créer des « États-Unis d’Afrique ». Il considère en effet que
c’est le meilleur moyen de développement pour le continent africain. Ce projet
passerait par la création d’une monnaie unique et une seule armée de 2 000 000
de militaires. Kadhafi porte souvent un badge représentant l’Afrique sur son
uniforme.
En 2007, il s’est ainsi rendu à Bamako, Abidjan
ou encore Accra, pour présenter son projet d’un gouvernement unique pour
l’Afrique, un État fédéral. Mais cet objectif semble loin d’être atteint.
Certains opposants au projet disent que Kadhafi
veut régner sur l’Afrique à travers ce projet.
En février 2011, en plein Printemps arabe, il
doit lui aussi faire face à une révolte populaire, qu’il tente de réprimer par
des tirs à balles réelles et des bombardements aériens sur la population.
Le 20 octobre 2011, le Conseil national de
transition annonce la mort de Kadhafi à Syrte, sa ville de naissance qui était
en proie à de violents combats.
Mohamed Leith, annonce dans un premier temps à
l’AFP que Mouammar Kadhafi a été arrêté blessé aux jambes et à la tête mais
vivant avant que plus tard dans la journée, Khalifa Haftar, un haut responsable
militaire du CNT n’annonce la mort de l’ex dirigeant libyen et la libération de
la ville de Syrte. La chaine de télévision pro-Kadhafi Al-Libya, dément quand à
elle la capture ou la mort de Mouammar Kadhafi.Plus tard,ce pseudo
Conseil National de Transition exposera le corps meurtri du grand Guide
Socialiste du Peuple Libyen .
Depuis sa mort,la Libye est plongée dans une
guerre civile sanglante …orchestrée par des groupes mercenaires à la
solde du Nouvel Ordre Mondial.

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